Son
histoire

Son histoire : découvrez l'histoire de l'Abbaye de Bonne-Espérance , à Vellereille-les-Brayeux (Estinnes)

L'histoire du nom

Odon, ancienne chanoine de Laon, et ses disciples, les fondateurs de l'abbaye, ne se fixèrent à Bonne-Espérance qu'après s'être arrêtés d'abord à deux autres endroits. Leur première station fut Ramignies (paroisse de Merbes-Sainte-Marie) sur un alleu que leur avait cédé Richard, seigneur de Croix-lez-Rouroy. Le manque d'eau potable les amena à chercher un autre séjour qui fut Sart-Richevin (territoire de Vellereille-la-Brayeuse), autre donation du seigneur Richard. Mais, soit à cause du manque d'eau, soit à cause de la nature mouvante du sol, le second séjour fut aussi abandonné et ce serait la joie de trouver enfin, après deux essais infructueux, dans un troisième alleu offert encore par Richard, un emplacement répondant à leurs espérances qu'ils auraient appelé l'Abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance.

C'est aussi la version émise par l'éminent chanoine Edmond Puissant: «Las, sans doute, de résidences inconfortables et confiants dans la stabilité de leur troisième séjour, ils dédièrent leur maison à Notre-Dame, comme la plupart des abbayes du temps , mais sous le gracieux vocable de Bonne-Espérance».

L'histoire de l'Abbaye

Bonne-Espérance provient d'une donation faite en 1127 par le seigneur de Croix-lez-Rouveroy à Hugues de Fosses, premier abbé de Prémontré d'une parcelle de son domaine en vue de l'établissement d'un prieuré puis, plus tard , d'une abbaye. C'est à cette époque que les chanoines régulières conduites par Odon arrivèrent pour s'installer définitivement en 1130 sur le territoire de Vellereille-les-Brayeux.

L'abbaye connue au XIII e siècle, grâce à la générosité de donateurs, au travail et à l'économie des religieux, une ère de grande prospérité. D'importants travaux ont été exécutés. Le rôle primordial de ces monastères fut de faire pénétrer les campagnes lentement mais profondément le christianisme dans les voitures, autour de ces moutiers privilégiés, se sont formés des villages, des centres de production et d'échanges, des petits marchés... L'heureuse position géographique de la plupart des abbayes attirait tout particulièrement les marchands.

De plus, la richesse même de ces maisons permit à ces villages de vivre ; elles donnaient aux habitants du travail ou absorbaient le produit de leur travail.

Cette prospérité se ralentit pendant les siècles suivants et, de surcroît, l'abbaye fut pillée à plusieurs reprises. Heureusement, vint le règne d'Albert et Isabelle, souverains des Pays-Bas, qui firent restaurer les bâtiments et, au XVIII e siècle, l'abbaye retrouva sa prospérité d'antan.

Mais la Révolution française allait l'anéantir à nouveau ; les moines durent fuir. Après la tourmente, d'autres religieux réintégrèrent les lieux. L'abbaye est transformée en petit séminaire, lequel sera supprimé en 1967, et en collège d'humanités. Depuis cette année, une section sport-études a été créée. L'Abbaye de Bonne-Espérance, dite autrefois «La Belle», reste un superbe monument classique du XVIII e siècle. Remarquablement préservé dans l'état que lui conféra l'un des plus grands architectes du XVIII e siècle, Laurent Dewez, le site monastique est, dit-on, unique dans l'Europe du nord-est, entre le Rhin et la Loire.

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